Bienvenue sur COMPRESSPORT MX
Bas de compression facilitant la récupération, évitant crampes et courbatures. A porter au repos, en voyage, pendant l'entrainement course à pied, en vélo et surtout lors des compétitions Mx et Enduro. Approuvé par les meilleurs pilotes Mondiaux !
Championnats de France de Descente: le résumé !
Frustrant...
En effet, il n'est jamais très bon de découvrir un sport le jour de votre épreuve, d'autant plus si cette course est la plus relevée de l'année !
J'ai donc expérimenté avec les championnats de France de Descente, ce que ressant à peu près 70% du plateau de l'Enduropale !
Il m'a fallu déjà prendre les marques avec ce vélo étrange, qui freine aussi fort que ma 450cm3, avec des suspensions de 85cm3
et grâce à la pente vertigineuse, chaque fois que je lâche les freins, j'ai une poussée équivalente à l'accélaration d'une 250F
Résultat, avec ce mélange de cylindrées, sans avoir de cylindre d'ailleurs, je suis perdu !
Coté piste, rien n'est là pour m'aider : Là où j'ai évolué toute ma carrière sur des terrains propres, arrosés, voir griffés à l'adhérence parfaite, me voilà à me battre contre 10 cm de poussière fine, des milliers de pierres roulantes, des centaines de gros cailloux pointus et une dizaine de bons gros rochers !
Le décor est désormais planté, à moi de faire ce que je peux. Première bonne nouvelle, les sauts ne me font pas peur et je me lance partout dès la deuxième reconnaissance. J'essaye de rester propre et je ne chute finalement pas. Le vendredi sera donc une bonne prise en main.
Le samedi on attaque les choses sérieuses avec le premier chrono. Les deux descentes d'essai du matin m'ont bien tuées les cuisses, mais je m'élance gaillard, près à affronter les 5 ou 6 grosses difficultés des 3 min de piste.
Hélas voilà que je perds l'avant dans un virage tout simple, et que forcémment, il y a un énorme dévers dont je mettrai 30 sec à ressortir ! 220eme en 3min45sec...on est 300 et je ne suis pas très fier...
Fin énervé pour le lendemain, je me dis que cette fois ci ca va ch... Hélas plus les descentes s'enchainent, plus j'ai du mal à tenir la longueur. Je suis passé de la brûlure des cuisses au courbatures, et maintenant c'est carrément le manque de force qui m'empeche de me mettre debout, sauf qu'on ne peut pas se mettre assis! J'en reste là pour les essais et je me dis que conserver du jus pour le vrai chrono sera important.
Depuis le matin, j'en suis à peu près à 25 reconnaissances mentales et cela devient insupportable. Cela m'omnubile, je refaits chaque virage, chaque saut, chaque dévers afin de sortir le run parfait (qui d'ailleurs n'existe pas). Résultat, je passe la plupart de mon temps seul, la tête entre les mains, à resté concentré sur chaque millimètres de piste. La tension monte évidemment, le coeur tape, et là où tu dois évidemment t'amuser, et bien il n'y a plus rien de drôle !
Stress, concentration, méditation, ma tête devient lourde, je suis tendu, énervé, fatigué, anxieux, peureux...
Et puis les 5 dernières secondes du chrono arrivent et tu t'élances dans la première pente.
Suivirent 3min et 15 secondes d'acide lactique dans les quadriceps et triceps (traduisez les cuisses et les bras qui brûlent), 3min et 25 secondes de flirt avec l'adhérence (traduisez: je m'sors, je m'sors, je m'sors !) et enfin 3 min et 25 secondes de jonglage avec l'équilibre et le déplacement des masses (traduisez : put...!!!!!!!!!!!!)
Au moment de passer la ligne d'arrivée, je suis heureux de simplement être resté sur mes roues !
172eme, je suis à peu près milieu de paquet, 15 sec derrière la Livia nationale (Sabrina Jonnier) et 40 derrière le Champion de France en Titre.
D'un autre côté, je ne suis pas sûr que Romain Paulhan n'ait pas eu du stress, des courbatures et une déculottée de la part de la première féminine au Touquet... On essaye ??
Caprices...
Je veux des copeaux dans la terre
Je ne veux pas de terre dans mes lunettes
Je veux une poignée de gaz qui tourne bien
Je ne veux pas que mes poignées caoutchouc tournent
Je veux des pneus neufs
Je ne veux pas de selle neuve
Je veux un kit déco neuf à chaque course
Je ne veux pas le poser et me faire des ampoules au pouce
Je veux des tear-offs laminés sur mes masques
Je ne veux pas avoir à monter des Roll-offs et des tear-offs sur mon masque
Je veux enlever rapidement mes gants après la manche
Je ne veux pas avoir à rechercher le bout d’élasto au fond
Je veux des appels de saut plats
Je ne veux pas d’appels raides
Je veux de la terre sablonneuse
Je ne veux pas de sable dur
Je veux un frein avant puissant
Je ne veux pas de frein avant qui freine trop
Je veux faire des exters à bloc
Je ne veux pas me faire passer par un petit intérieur
Je veux passer à la paye le soir de la course
Je ne veux pas y rester la soirée
Je veux un transpondeur
Je ne veux pas un support différent à chaque épreuve
Je veux une fourche qui gomme les petits trous
Je ne veux pas d’une fourche souple
Je veux partir en tête
Je ne veux pas avoir mal aux bras
Je veux rater mon départ et remonter tout le monde
Je ne veux pas me faire repeindre toute la manche
Je veux voir le panneau 1 Tour
Je ne veux pas voir le panneau 1 Tour
Je veux un équipement tout blanc
Je ne veux pas me faire pourrir par ma mère qui n’arrive pas à le ravoir
Je veux du block-pass
Je ne veux pas de T-Bones
Je veux voir les perfs du WE sur le Net
Je ne veux pas voir les blessures du WE sur le Net
Je veux voir mon ami Olivier Dufour
Je ne veux pas avoir à voir mon ami Olivier Dufour
Premier Titre Motocross pour Compressport : Xavier Boog Champion de France Elite !

Sans aucun doute la surprise Française de ce début de saison, Xavier a surtout fait parlé de lui en GP par une régularité et une pointe vitesse impressionnante pour un pilote numéro 3. En effet, alors qu'il était prévu que Xavier donne un simple coup de main aux 2 stars du team KRT, il se montra tout de suite dans le coup en Elite, puis pris définitivement l'ascendant en GP.
Le Titre Elite Francais est une belle récompense pour un pilote calme, propre qui parle avec la poignée droite.
Compressport tient à le remercier et lui souhaite bonne chance pour la fin du Mondial Mx1 !
Fin du journalisme au profit du Twitting ?
Qui n’a pas rêvé devant ces films des années 50, ou le reporter ne se séparait jamais de son imperméable, de son petit bloc note, et la carte de presse coincée dans le chapeau…
Les flash pétaient, les questions fusaient, les rotatives imprimaient…
J’aurais adoré vivre à cette époque, et j’ai toujours voué une admiration complète à ma mère qui tapait à une vitesse supersonique à la machine sans jamais bloquer les lettres (comprendront que ceux qui ont un jour tapé à la machine à écrire) et sans faire de faute de frappe, ni d’orthographe…
Dans les années 80, je rêvais d’intégrer l’équipe de Moto Verte, rencontrer le dessinateur OTB, découvrir qui se cachait derrière the Dirt Dictator, et je ne pouvais m’empêcher de rêver devant les photos publiées chaque mois en pleine page. Telle une éponge, j’avalais chaque mot, chaque expression, chaque commentaire, et était autant fan de Amad’ que de Yannick « Granit » Kervella.
Nous sommes désormais en 2010, l’ordinateur est rapide, tout le monde peut partager ses idées, ses textes via des blogs, publier ses photos et les partager, la liberté est totale !
Les infos fusent via les sites remis à jour chaque heure, et si ce n’est pas assez rapide, il y a twitter qui condense, écrase et lance les scoop minutes après minutes…
Mais est ce que c’est réellement un progrès ?
La question se pose désormais de faire un choix entre la qualité et la quantité.
Les magazines
Alors que Moto Verte régnait en maître en 1980, nous avons aujourd’hui Moto Crampons, Freestyle Magazine, Enduro Mag, Mx Magazine, les hors séries, les spécialistes Pit-Bike, Quads, sans parler il y a un an de Moto Kids et Motocross France
Hélas par la même occasion les talents se sont dispersés, et sans vouloir juger personne, le meilleur photographe, éditorialiste, reporter, interviewer, essayeur ne travaillent plus ensembles, rendant bien évidemment les magazines de moins bonne qualité qu’il y a 20 ans…
D’ailleurs étrangement, les jobs sont confiés à des passionnés plutôt qu’à des journalistes. Les écoles seraient-elles inefficaces ? Je n’ose même pas demander combien ont décrochés le Baccalauréat…
Des détails, mais à l’époque, les Champions étaient Maximum, Granit, BoomBoom, Olaf, Vonvon, JMB, Rocket, Tefli, et aujourd’hui ? GP21, Marv’attack, Nico, Greg, Marco… Steven Frossard n’a même pas de surnom ! Un peu d’imagination que diable ! Si Francis Magnanou était rédacteur en Chef adjoint, je peux vous dire qu’il nous ferait un peu plus rêver… Ca commence par ça !
La seule progression concernera la maquette, via le progrès et un certain talent des graphiste,s je trouve qu’il y a des choses intéressantes qui ressortent chaque mois.
Le Web
L’information circule, s’agite, et tout le monde en profite ! Quel plaisir de découvrir le quotidien des pilotes, les séances d’entraînement secrètes, les actions du fond du circuit, les dernières signatures de contrat… Le Web est devenu l’outil indispensable, battant pour moi de loin n’importe quel support papier ! Pour preuve, concernant Compressport, avec la chronique de la semaine dernière qui m’a coûté…rien et pris 2 heures de mon temps, j’ai eu 10 fois plus de visites que la sortie de publicités à 2.000 euros chacune dans Enduro Mag et Moto Crampons sur 3 mois ! J’ai cru m’évanouir ! Je peux vous garantir que la publicité prévue en papier sur Moto Verte va rapidement se transformer en une pub sur leur site MV.com !
Le Web est graphique, ne s’abîme pas dans le temps, les photos de super qualité et on peut les conserver, les partager, sans parler évidemment de la vidéo, inconnue jusqu’alors… Qui n’aurait pas aimé partager le quotidien de JMB à Redondo Beach ? Je me rappelle d’un Magazine Vidéo existait au début des années 90 où l’on voyait justement JMB à l’entraînement, la Bike Week de Daytona, etc… Par contre il fallait acheter la VHS chaque mois... Aujourd’hui on râle pour avoir le GP en direct pour 2 euros ! Les gens ont la mémoire courte.
Certes, dans cette immensité du royaume du WWW, la qualité n’est pas toujours parfaite, les photos limites, les vidéos souvent moyennes mais c’est à vous de faire le tri, vous avez l’embarras du choix !
De mon coté, je kiffe les photos de Stanley Leroux (Mxplanet.com), j’adore les news de Pascal Haudiquert (MV.com), je me bidonne devant les textes de Donn Maeda et Steve Mathes (TWMX.com), les meilleurs interview sont souvent ceux de Geoff Meyer (MxLarge.com), les chroniques de Vuillemin sont géniales (Mximpression.com), j’adore la caméra « inside » de Simon Cudby (RacerXill.com) et m’éclate la rétine devant les vidéos montées et bichonnées par MOTO ou Raphaël Sauze !
Et oui, le Web c’est de la course d’orientation !
Les sites communautaires
Facebook, Hi5, Twitter, Myspace, etc… Le mélange, la connection, l’échange, la vitesse et…le souk !
En effet, jamais je n’aurais cru que la puissance de ces sites communautaires deviendrait si grande.
On peut discuter à l’autre bout du Monde, trouver des photos et des vidéos des années 70, la dernière info de Bubba, savoir quand une news tombe sur un site et en avoir le lien direct sans chercher des heures (c’est peut être même la façon dont vous êtes venu à lire cette chronique !).
Je découvre des photographes amateurs talentueux, des gens pleins d’humour, des vidéos inédites, je m’ouvre sur d’autres sports, et pour la première fois de ma vie, je sais qui sera en demi-finale de la Coupe du Monde de Football. Je n’aurais réellement pas cru que Facebook puisse améliorer ma culture générale !
Ceci étant, 90% du temps, je suis également consterné devant la bêtise des gens, leur manque de savoir-vivre, les fautes d’orthographe d’un autre monde, les photos floues, et la perte de temps de la plupart de la populace virtuelle.
Je me surprends à rêver à un monde imaginaire sur un support virtuel :
Si seulement Chris Caprin pouvait donner les news du VTT sur FB, Dirt Dictator avoir un Site Internet à lui, Jeff Muguet partager toutes ses photos, Bertrand Sanlaville corriger entièrement les textes des Internautes, Pascal haudiquert actif sur Twitter, Vincent Boudet poster un édito par jour et Raph Sauze prendre la direction de Freecaster…
Pierre-Alexandre RENET offre le premier titre de Champion de France à Compressport !

Alors que la plupart des sportifs ont du mal à se remettre des objectifs précis dans leur carrière, Pierre-Alexandre Renet étonne pas sa volonté et son mental pour rebondir.
Il a tout d'abord été l'un des rares pilotes à poursuivre ses études, se privant évidemment d'une carrière riche en titre Cadets et Junior. Pris sous son aile par Bruno Losito, il gravit doucement mais sûrement les échelons du Cross Francais. Intégré au team Honda France, il s'offre un magnifique podium à Bercy lors du Supercross. Hélas, un après il chute dans la même salle et mettra toute l'année à se remettre d'une fracture du fémur. Revenu chez Suzuki Allemagne pour le Championnat du Monde Mx3 ( + de 450cm3), il s'offre son premier titre Mondial !
Les budgets se faisant rares, il décide alors de passer à l'enduro chez KTM France pour glâner un podium final lors de sa première année. Après 7 victoires sur 8 courses, il remporte avec maestria son premier Titre de Champioon de France d'Enduro E2 au guidon de sa 450 EXC KTM.
Pela a été l'un des tous premiers à croire en l'effet de la compression lors des reconnaissances, de la récupération et des longues journées de moto. Equipé en Calfs et Quads, il offre à Compressport son premier Titre National d'Enduro : Merci !
Deux Champions du Monde de plus chez Compressport !
Bienvenue à eux ! C'est un honneur tout d'abord de compter Marvin parmi nous depuis le GP de France
Il restera le premier pilote Compressport à avoir remporté un GP et je l'en remercierai jamais assez ! L'officiel KTM a d'abord profité de conseils de Jean Savoca, fervant utilisateur des Quads (voir produits) pour jouer au squash.
Quand on connait le rythme de course, d'entrainement et les voyages constant qu'obligent les GP, nul doute qu'il sera aidé pour la récupération, et pendant les heures de vélo, footing et moto !
Merci également à Marvin qui a entrainé deux autres pilotes sous l'auvent compressport : Antoine Charrault et David Adam. Ses partenaires d'entrainement m'ont contacté rapidement et apprécie le produit, bonne chance à eux pour le reste de la saison !

Pour Thierry Van Den Bosh, c'était une réelle surprise et un honneur de recevoir un email me demandant de tester le produit. La carrière de Thierry est riche : Mx, Supermoto, Vitesse et c'est quelqu'un de très technique, qui a toujours été fin dans ses choix de moto et de réglages.
L'avoir chez Compressport est une grande chance, et j'espère qu'il nous aidera à faire évoluer le produit.
A bientot pour de nouveaux pilotes ???
Chronique en récup'
Photo Baga
Bonjour à tous et bienvenu sur le site du spécialiste de la compression en Enduro et Motocross ! Je vais essayer de tenir une chronique irrégulière où se mêleront des news et surtout des humeurs. Chaque semaine, chaque week-end, j’ai la chance de côtoyer les meilleurs pilotes, les plus beaux endroits et souvent des deux côtés de la barrière, du coup pourquoi ne pas vous en faire profiter en analysant et décortiquant tout ça ?
Je vous laisse réagir par email sur compressportmx@yahoo.com , je répondrai bien volontiers à toutes vos questions !
Cette semaine, je m’attaque à un monument du sport Français : les Classiques d’Enduro !
Le premier souvenir sera une photo de Moto Crampons où je vois Peterhansel et Pidoux sauter côte à côte au trèfle, se touchant la main en l’air ! Certes pas l’attitude la plus enduriste qui soit mais j’avoue que cette image des deux Husky-boys restera gravée à jamais dans mon esprit ! Ensuite j’ai la vision de pilotes sortant gros gaz dans de longues dérives, le regard loin et le style démoniaque ! Si j’ajoute à cela les paysages magnifiques et le soleil en prime, on tutoie quasiment le bonheur… C’est ce que je pensais jusqu’à ce que j’y participe…
On est en Mai 2008, et Yamaha, Ipone et Boulinguez m’invitent à participer à cette Classique historique. Deux journées, 350 km de chemins, d’eau, de boue plus tard, je jure de ne plus jamais y participer…
Saison 2010, je m’occupe d’assister les pilotes amateurs Yamaha lors des 5 grandes classiques et je suis sur les courses, dès la veille, à la Val de Lorraine, la Grappe de Cyrano, le Trèfle, la Rand’Auvergne et ce sera bientôt l’Aveyronnaise Classique.
Je prends le temps de découvrir les spéciales, je prends quelques clichés du numéro 1 au numéro 550, je taille le bout de gras avec ce sexagénaire qui ne roule que le printemps, avec ce forumeur qui se rend chaque année prier à sa propre Mecque (Mende), avec cet étranger trop content de pouvoir rouler dans nos chemins vallonnés, cette dame accompagnant son mari, quelques bénévoles, personnes du public et évidemment tous ces pilotes pros ne voulant qu’une seule chose : inscrire l’épreuve à leur palmarès !
Ma vision a complètement évoluée en 2 ans et être spectateur permet de comprendre beaucoup mieux les pilotes, les organisateurs et le public !
Coté pilotes amateurs tout d’abord :
Il ne faut rien changer ! Des kilomètres de liaison, pour rouler enfin avec cette machine achetée au prix fort, un peu de route pour se reposer, des chemins blanc pour prendre de la vitesse, de longues spéciales bien large où l’on peut s’écarter, freiner trop tôt, souvent trop tard, passer dans les mêmes traces que les Fretigné et Albepart en se demandant s’ils étaient réellement beaucoup plus vite, le bonheur de retrouver les collègues à la sortie de la spéciale pour raconter chaque frayeur, chaque exploit, boire un coup dans le camel back et repartir à l’aventure dans les bois… Gras, technique, poussiéreux, chaque détour et une surprise. La classique a un coût élevé, mais ces heures passées loin du bureau sont sans prix…
Coté organisateur :
L’iceberg est la meilleure image qu’il me vient pour se rendre compte du travail pour monter une épreuve de cette envergure. 3 jours de course où tout se passe à peu près bien en visuel, mais 12 mois de tractations, de rendez vous, de discussions, de palabres avec sponsors, locaux, élus, organisme pour donner des quelques heures de plaisir à des gens venus souvent de très loin. Les spéciales sont nombreuses, longues, à piqueter, à pointer, à dépiqueter, les chemins interminables à baliser, entretenir puis refaire. Un réel chemin de croix où les bénévoles très nombreux restent la seule solution de survie… Par contre, et bien financièrement, ça tient la route comparé au Mx !
Coté public :
Et bien disons qu’il est composé de 95% de personnes venus voir une course de « motards », n’ayant jamais entendu parlé des scrubs de Barcia, ni des recoupés de Cervantes. La région est souvent peu fréquentés par les terrains de Mx, du coup c’est un super spectacle à domicile. Pour les 5% restants, c’est le pur pratiquant qui ira chercher le spot avec pierrier, la côte insurmontable, le geste technique et qui suivra la course à fond, de CH en CH et de SP en SP. Un mordu avec une veste d’enduro qui n’aura pas peur de tirer amateurs comme Pro quitte à se déchirer un triceps dans l’histoire !
Côté Pilotes Pro :
Réduire la victoire de Germain à la photo postée sur MV.com serait très réducteur… Le maillot Shot impeccable, la machine reluisante et même pas essoufflé après 3 jours de course.
Pourtant le chemin est bien long, c’est peu de le dire, avant de décrocher une victoire sur une classique ! Prenez le Trèfle Lozérien par exemple : Marc est arrivé le Vendredi avant l’épreuve ! Pas pour le contrôle technique la veille, non je parle bien du Vendredi de la semaine précédente !
Sept jours sur le site, plus d’une dizaine de spéciales à parcourir à pied, pendant de longues heures, seul. Ne pas trop se distraire, ni s’égarer pour garder la concentration. Puis ce sera la course. Ou plutôt l’attente de la course car sur une journée de 8 heures de moto, ce sera 30 à 40 min de chrono seulement.
On récapitule : Pour la Rand’Auvergne, Marc a repéré une quarantaine d’heures à pied, a roulé 18 h en liaison, pour attaquer seulement en spéciale pendant 58 min ! Plus ingrat tu meurs. Imaginer ce à quoi il a pu pensé, cogiter, marmonner, ressassé pendant ces interminables moments… L’enduro est définitivement fait pour les solitaires au caractère en acier trempé ! Et si tu ramènent tout ça au prix de l’heure (en cas de victoire seulement), Marc Germain est le smicard le plus rapide de France !
Mais pour tout vous dire, il y a selon moi beaucoup de choses à faire évoluer…
Se poster en donneur de leçon après seulement un Enduro où je n’ai jamais pu pointer à l’heure est peut être un peu présomptueux, mais sachant que chacun d’entre vous ont un avis sur l’équipe de France de Foot sans jamais avoir tiré un corner, je vais me permettre cette facétie !
Tout d’abord, je pense qu’entre le fait de passer une seule fois dans la spéciale vierge de la classique et faire 6 passages dans un champs de mine comme au WEC, il y a un juste milieu.
Je pense sincèrement que deux tours permettraient à tout le monde de se lâcher un peu plus dans cette courbe inclinée, dans ce freinage en descente ou ce saut en montée, sans que cela devienne impraticable.
Il y aurait moins besoin de bénévoles, le public verrait même deux fois les Tops ou simplement le copain qu’il suit.
Je pense également que les reconnaissances devrait être impossible. Un membre du club m’a avoué qu’il était possible de terminer la spéciale dans la matinée : ce serait génial. Aujourd’hui la victoire se joue à celui qui vient le plus tôt sur le site et évidemment il y a des abus qui finiront par décourager totalement les pilotes Mondiaux (Aubert, Renet, Gauthier, Meo, Deparrois, etc…) de venir, ne disposant pas d’un calendrier aussi ajourés que les « spécialistes ».
Enfin la Rand’Auvergne a eu l’excellente idée de faire un chrono moteur arrêté, en descente évidemment, donnant lieu a une attaque « silencieuse » et voyant la hiérarchie complètement respectée. Je repense aux pilotes me disant que Germain avait un sacré avantage avait une machine semi-usine qui marchait très fort ! J’en rigole encore…
Je pense que ce genre de chrono devrait être plus courant. Faire une course de côte sur la route comme au trèfle, une épreuve de glisse, une spéciale dans un champs fraîchement griffé et bien arrosé ou pourquoi pas un chrono dans un long pierrier ? L’enduro a tellement de diversité que je trouve complètement aberrant de se cantonner aux spéciales herbeuse, qui d’ailleurs finissent par toutes se ressembler !
A quand un tracé très sinueux entre les arbres à l’endroit de la forêt la plus dense, pourquoi pas un chrono en ligne droite complète avec un aller et retour où les amateurs pourraient enfin exploiter la puissance de leur machine sans danger ?
Je trouve également les cross finaux dénués d’intérêt et plutôt dangereux. De plus les machines ne sont pas adaptées et la piste encore moins. Cela me saoulait de trouver des dévers en herbe sur les terrains de Mx, cela me gonflerait autant de faire un Cross avec une moto souple qui talonnerait sur tous les sauts !
Toutes les idées sont permises et je suis certain que l’amateur comme le Pro y gagnerait.
Imaginez la surprise de découvrir les inventions de chaque organisateur qui rivaliseraient d’imagination pour permettre à tous de prendre notre pied pendant quelques heures…
Dans ces conditions on retrouvera un certain jurassien aux avants-postes…pour s’engager tous les ans faute de truster les podiums !
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